Podcast – Ep0 – Pourquoi le développement personnel ?

Le pourquoi de Boss Autrement, épisode zéro

par Nicolas Nolf | Boss Autrement

Se présenter est la moindre des choses. Je commence par te parler du parcours qui m’a amené à cette curieuse démarche qu’est Boss Autrement.
Tu retrouveras sur la page blog l’article “Pourquoi le développement personnel ?
Prise de recul : l’indispensable du chef d’entreprise

Prise de recul : l’indispensable du chef d’entreprise

La prise de recul planifiée fait toute la difference

Tous les individus ne sont pas câblés de la même manière face à l’exercice de la prise de recul. Certains ont un esprit plus synthétique que d’autres, font plus facilement les liens entre des éléments qui semblent déconnectés, ou possèdent une plus grande capacité d’introspection.

Le contexte dans lequel on tente cette prise de recul joue également un rôle très important : il est toujours plus difficile de prendre de la hauteur sur les choses quand tout se précipite, que l’agenda est blindé et qu’on a l’impression de ne jamais pouvoir prendre le temps de réfléchir.

Sur ce point, la nature est mal faite : c’est précisément dans ces situations de saturation et d’emballement qu’on a le plus besoin d’une prise de recul, or c’est là qu’on s’en sent le moins capable. “Si tu n’as pas 5 minutes, tu as probablement besoin de 2 heures” comme le dit fort justement l’entrepreneur américain John Lee Dumas.

C’est la raison pour laquelle on doit planifier et préparer sa prise de recul. Personne ne va te donner le temps dont tu as besoin pour cette prise de recul. Et si tu attends d’être frappé par l’inspiration, tu risques d’attendre longtemps dans un quotidien à 200 à l’heure et une masse de sujets opérationnels qui t’empêchent de prendre de la hauteur.

La première chose à faire est de prendre rendez-vous… avec soi-même.

Les sessions Skype de Boss Autrement proposent d’aller plus loin : outre ton rendez-vous avec toi-même, nous allons prendre rendez-vous ensemble. Cet engagement fait toute la différence : autant on peut se trouver 1001 prétextes pour ne pas faire ce qu’on s’était promis à soi-même, autant on a plus de scrupules à ne pas honorer un rendez-vous avec une tierce personne. Prends-moi donc à témoin de ta volonté de faire le point.

Préparer sa prise de recul

Quand tu t’inscris à la session Skype de Boss Autrement, tu reçois par mail une petite trame de préparation. Pas de panique, je ne te donne pas 6 mois de boulot ! Il s’agit de quelques questions à te poser en vue de la session, pour que cette prise de recul soit la plus efficace possible.

Cette trame joue un rôle doublement important : elle va t’amener à te poser des questions que tu ne t’es peut-être pas posé depuis longtemps. La trame mettra en évidence des choses que tu as perdues de vue au fil du temps. Des contradictions qui sont peut-être apparues entre ta vision de départ et ta situation actuelle.

La trame servira ensuite à guider notre conversation sur Skype, pour faire le tour de ces éléments sans partir dans tous les sens : par souci de clarté et d’efficacité. Le but est de ressortir de cette session avec un fil conducteur, un début de prise de recul sur les choses.

Ce que la session va t’apporter, je l’espère, c’est le début d’une nouvelle habitude. Prendre conscience, ou reprendre conscience si tu l’avais oublié, de ce que peut apporter une réflexion planifiée, préparée et structurée. Mon objectif ? Te donner ou te rendre le goût de cette prise de recul, l’envie de recommencer régulièrement cet exercice indispensable.

Une prise de recul en bonne compagnie

Sans doute t’est-il déjà arrivé de partager tes soucis professionnels auprès de tes amis ou de ta famille ? Malheureusement, si aucun d’entre eux n’est chef d’entreprise, le dialogue est souvent difficile. L’image du patron dans la culture française est parfois lourde à traîner même auprès de ses proches. On se heurte quelque fois à des réactions un peu hostiles :

“Tu es patron, toi, de quoi tu te plains ?”

“C’est toi qui décide de toute façon, alors fais comme tu as envie !”

“Ah ben ça, t’as voulu prendre des responsabilités, faut assumer maintenant !”

Il est beaucoup plus productif, par expérience, de n’aborder certains sujets qu’avec d’autres entrepreneurs. C’est cliché, mais tellement vrai : il y a des problématiques que seul un autre entrepreneur peut comprendre. C’est comme ça.

Tu n’as pas forcément eu l’occasion de fréquenter dans la durée des structures comme Réseau Entreprendre, ou le club Entrepreneurs d’une école de commerce qui réunit ses anciens, ou un Centre des Jeunes Dirigeants. Toutes ces structures organisent des rassemblements d’entrepreneurs et des échanges autour de nos problématiques, et sont souvent d’une aide précieuse pour quiconque cherche une prise de recul. Mais la plupart des entrepreneurs ne sont pas dans ces structures et sont donc relativement esseulés face à leurs difficultés.

Au cours de la session Skype, on parle de patron à patron. Je comprends tes craintes, tes doutes et tes questionnements tout simplement parce que je suis passé par les mêmes étapes ou j’ai vu beaucoup d’autres entrepreneurs passer par ces étapes. Le dialogue est tout de suite plus facile, même si l’on ne se connaît pas. Dans ce cas je dirai même “PARCE QU’ON ne se connaît pas.”

Si c’est auprès de ton conjoint ou de ta conjointe que tu vides ton sac régulièrement, ce que tu conçois comme une prise de recul nécessaire devient peut-être une dose d’anxiété supplémentaire qui vient s’ajouter au quotidien familial déjà pas toujours facile quand on est chef d’entreprise. Certains questionnements du chef d’entreprise sont des étapes parfaitement normales pour tout entrepreneur, mais semblent très impressionnants vus par quelqu’un dont ce n’est pas le métier. A plus forte raison pour un conjoint qui s’inquiète énormément pour la personne qui partage sa vie.

La confidentialité, élément clé de la session

Sans doute t’est-il déjà arrivé de nouer des relations de confiance et de proximité avec le dirigeant d’une boîte chez qui tu te fournis, ou à qui tu vends, ou avec un proche collaborateur ? Il a pu ainsi t’arriver de partager tes challenges, certains doutes ou certaines difficultés avec lui ou elle. Sur le moment, ces échanges t’ont parus utiles et bienvenus. Mais à bien y repenser, tu es peut-être moins à l’aise avec ce partage d’états d’âmes. Ton interlocuteur a pu en être un peu gêné, peut-être te voit-il d’un oeil plus circonspect maintenant ?

On croise aussi des interlocuteurs très perspicaces sur des salons ou des conférences. Mais discuter de ses enjeux d’entrepreneur avec quelqu’un qui est ou sera peut-être un concurrent, n’est pas une bonne idée. Partager un peu vite certaines craintes avec son banquier, même chose.

C’est exactement à cela que remédient les sessions Skype de Boss Autrement. Je ne suis ni ton concurrent, ni ton banquier, ni un collaborateur.

La confidentialité est la règle de nos échanges, et tu ne risques aucune utilisation malveillante des propos qu’on y tient. Les occasions de parler aussi librement ne sont pas si nombreuses !

La gratuité, pas si fréquente

La session Skype de Boss Autrement est gratuite. Je ne suis pas un professionnel du conseil. Je ne vis absolument pas de Boss Autrement. Comme toi, je vis de mon entreprise : la marque de petfood Atavik, et le site e-commerce A Fond Les Gamelles.

La première conséquence comme évoqué ci-dessus, est que je suis entrepreneur comme toi et que nos échanges n’en sont que plus clairvoyants. Les quelques conseils que je peux te donner au cours de cette prise de recul, je les applique au quotidien à mon activité et au management de mes propres salariés.

La deuxième conséquence est que je n’ai absolument pas besoin de facturer des prestations de conseil. De toute façon, la session m’apporte déjà énormément car on n’a jamais fini d’apprendre sur de nouveaux secteurs, de nouveaux modèles, de nouveaux enjeux.

Par ailleurs, tous nos échanges contribuent directement ou non à améliorer et enrichir les contenus du site Boss Autrement. La session Skype est ma propre prise de recul : c’est le meilleur moyen pour moi de comprendre exactement de quoi ont besoin d’autres entrepreneurs. L’accumulation des sessions avec des chefs d’entreprise de tous horizons fait que chacun aura le plaisir de trouver sur ce site des contenus réellement pertinents, ancrés dans le concret.

Voilà, tu sais tout sur la session Skype de Boss Autrement ! On y va quand tu veux.

Parcours atypique : le développement personnel en fil d’Ariane

Parcours atypique : le développement personnel en fil d’Ariane

Parcours atypique peut-être, quête du développement personnel sûrement. Les sites dédiés au développement personnel sont nombreux. Plus rares sont ceux conçus par et pour des dirigeants d’entreprise. Retour sur le parcours atypique qui m’amène à cette démarche.

(retrouve aussi cet article en podcast, c’est l’Episode zéro)

Un parcours atypique depuis l’enfance

J’ai 42 ans.

Et aussi loin que je me souvienne on m’a toujours dit que je ne fais rien comme les autres.

Enfant, mes copains de classe qui revenaient du zoo ne me croyaient pas quand j’affirmais avoir déjà vu des babouins ou des pélicans en liberté. Et pour cause, j’ai grandi 3 ans en Afrique du Sud. Ce qui était normal pour moi leur paraissait inconcevable.
Adolescent, j’ai connu les Etats-Unis autrement qu’à la télé : j’ai été lycéen dans l’Ohio, partageant la vie quotidienne d’une famille et de camarades de classe américains.
Etudiant, en fac d’anglais à Grenoble, j’ai voulu me mesurer à l’Agrégation. Je n’ai jamais vraiment pensé à être prof, mais pendant mes années d’études mes copains de fac et mes profs m’ont répété que l’agreg était un truc quasi-inaccessible, ou en tout cas, pas accessible du premier coup. J’ai bêtement voulu voir ce qu’il en était, et au final je ne sais toujours pas ce que ça fait que de tenter le même concours année après année. La première tentative fut la bonne.

Le parcours atypique à titre personnel est donc pour moi déjà une longue pratique.

La vie professionnelle ? Pas si académique non plus…

Quelques années plus tard, me voilà professeur à l’université de Picardie, à 27 ans, spécialisé en Civilisation Américaine appliquée aux affaires. J’étais titulaire de mon poste, bien installé, et je décidais entièrement de ce que j’enseignais. J’aurais pu y rester indéfiniment, mais j’étais intrigué par mes conversations avec certains collègues qui évoquant l’enseignement supérieur, suggéraient que les grandes écoles de commerce étaient quasiment l’antithèse de l’université publique. En France on pare les écoles de commerce de toutes les vertus et on les accuse de tous les maux à la fois. J’ai voulu voir. J’ai fini par donner des cours à l’EDHEC, à Lille, en plus de la fac.
Fonctionnaire et titulaire au plan de carrière écrit d’avance, il ne pouvait pas m’arriver grand-chose.
Mais j’ai décidé de tout arrêter vers 31 ans pour aller travailler dans le commerce international. C’est venu à force de rencontres, notamment par le biais de l’EDHEC. Le dirigeant d’une PME m’a proposé de venir travailler chez lui. Dans un secteur ” sérieux ” ? Pour la plupart des gens, non : celui des animaux domestiques.

Un parcours atypique même dans les loisirs

J’ai simplement suivi ma passion pour les chiens. Depuis mes 20 ans je m’étais pris de passion pour une race bien particulière, le Rottweiler. Amateur plutôt acharné, je me suis mis à la compétition canine et j’ai vécu cette passion à fond parallèlement à mon boulot, plaçant des chiens de mon élevage sur 4 continents, me déplaçant un peu partout dans le monde et multipliant les rencontres toutes plus passionnantes les unes que les autres.
Au final, quoi de plus logique que de rejoindre professionnellement une société spécialisée dans les accessoires pour animaux de compagnie ? Sous l’oeil souvent médusé de mes collègues de fac, c’est ce que j’ai choisi de faire en 2007.

En parallèle, je suis retourné à l’école à 31 ans, pour suivre le programme Executive MBA de l’EDHEC. Curieux cheminement que de passer de l’autre côté du pupitre dans cette école avec laquelle je collaborais régulièrement comme enseignant. Quand mes amis profitaient de leurs week-ends, je partais suivre 20 heures de cours, enchaînant les études de cas avec ma pile de livres sous le bras, pendant 18 mois.

Je ne te raconte pas l’allure du CV après un tel parcours atypique… chez Michael Page on m’a tout simplement dit un jour que je ne retrouverais jamais d’emploi en France !

Le fameux aller-retour

J’ai beaucoup appris en tant que salarié en entreprise. J’y ai pris énormément de plaisir car j’ai eu l’occasion d’y repousser beaucoup de mes propres limites, de dépasser beaucoup de préjugés. J’y ai connu l’échec comme la réussite. Je voulais y vivre des choses nouvelles, j’ai été servi.

En 2011, je travaillais depuis deux ans pour un groupe américain toujours dans le même domaine. On m’a annoncé un licenciement économique un vendredi. C’est pas le genre de chose qui t’arrive à la fac.
Ce que je croyais être le monde s’écroulait pour moi : un beau salaire, des fonctions de responsable grands comptes dans 9 pays d’Europe, fast-tracké comme haut potentiel, un portefeuille de comptes en millions d’euros et un métier trépidant, tout ça se trouvait balayé d’un seul coup.

J’ai passé le week-end à ruminer mon rebond, sous forme de revanche. Je n’avais qu’une idée, postuler chez un gros concurrent et montrer à mon ex-employeur qu’il avait fait une grosse erreur en se séparant de moi.
Et puis le lundi, j’ai appris que j’allais être papa. De jumeaux.

C’est ce qui s’appelle ” un aller-retour “. Deux baffes en pleine figure : l’aller le vendredi, le retour le lundi. De quoi changer ton regard sur les choses.

Face à cela, quand j’aurais pu retourner vers mon métier d’origine et y être tranquille, j’ai choisi d’entreprendre avec mon épouse.

Reid Hoffman, le patron de LinkedIn, dit qu’un entrepreneur est un gars qui saute d’une falaise et construit un avion sur le chemin de la descente. C’est peut-être un peu moi.

3 enfants la même année

On a mis un an à mettre ça en place. En 2012, j’ai donc eu 3 enfants : un garçon, une fille, et une entreprise. Après tout, tant qu’à avoir un “parcours atypique” autant mériter à fond le qualificatif…

Mon entreprise est composée d’une la marque de petfood Atavik et du site marchand A Fond Les Gamelles.

On m’a prédit que je ne passerais pas la première année parce que le marché du petfood était hyper-saturé et qu’il n’y avait plus rien à y faire, surtout pas en démarrant de zéro.
Dans notre 6ème année, au prix d’énormément de travail, on arrive à 11 salariés et un CA qui se compte en millions.
On en vit correctement, on en fait vivre correctement nos salariés.

Alors, on se détend et on boit frais ? Toujours pas. Ou alors, beaucoup plus frais que les autres.

2000 km de télétravail, autre étape du parcours atypique

En juillet 2017 je pars en famille pour m’installer en Finlande, pays d’origine de ma femme. On a simplement souhaité que nos enfants, arrivés à l’âge de 5-6 ans, maîtrisent à fond le bilinguisme et profitent du fabuleux système scolaire finlandais, si souvent cité en exemple.

Ce n’est pas super-habituel pour un chef d’entreprise que de s’éloigner physiquement de son coeur d’activité. Et puis c’est délibéré de notre part. On a mis environ un an à aligner les planètes pour que ce soit possible.

Mes tâches dans l’entreprise sont faites à distance. Outre la Finlande, mes fournisseurs sont partout en Europe. J’ai en France une équipe du tonnerre qui travaille selon un système entièrement pensé pour fonctionner malgré l’éloignement. A noter d’ailleurs qu’ici j’entends beaucoup moins parler de parcours atypique… les trajectoires professionnelles semblent être beaucoup moins linéaires qu’en France sans que ça interpelle grand monde.

Le développement personnel du dirigeant : une suite logique

On est bien, en Finlande. Mais je ne suis pas venu ici que pour la forêt et les lacs. Février 2018 : je démarre ce site, ce blog, ces podcasts, tout ce contenu destiné à d’autres. Réfléchir à ses propres pratiques pour les expliquer à d’autres est déjà très structurant pour moi. Et cela peut sans doute servir à d’autres.

Démarche prétentieuse, immodeste, arrogante ? Quoi que je fasse dans ma vie, j’ai eu droit à ces qualificatifs. Généralement parce que mes projets et réalisations semblaient impossibles à d’autres. Entendre comment tu l’as fait rappelle à d’autres leurs craintes, leurs appréhensions et inhibitions. Et il est toujours plus confortable pour eux de t’en vouloir d’avoir agi comme tu l’as fait, ou de t’en vouloir d’en parler, que de se livrer à une introspection.

J’espère que la démarche et le fait d’avoir créé une entreprise qui fonctionne même une fois qu’on s’en est extrait physiquement, vont avant tout éveiller ta curiosité.

La plupart des entrepreneurs décrivent un quotidien très accaparant, une fonction ” d’homme clé ” (ou femme-clé !) sans qui rien ne se décide, au point d’avoir du mal à prendre quelques semaines de congés ici ou là dans l’année… et encore, pour beaucoup il faut voir ce qu’on appelle ” des congés “. C’est donc là-dessus que je te propose une réflexion.

Le plaisir du parcours atypique n’est pas dans la destination

Je ne me mets pas brusquement à faire le malin. Voilà environ 40 ans que je marche en dehors des clous.
Et puis quels clous ? Plantés par qui ? Pour aller où ? On te ressert le qualificatif “parcours atypique” mais finalement qui sont les gens pour fixer un itinéraire supposément convenable ?

Pour moi il n’y a pas de destination. Comme toute entrepreneur j’ai des objectifs annuels. Mais dans la durée je n’ai pas de chiffre précis, de but précis, auquel je m’estimerai être ” arrivé “.

Seul le voyage compte.
Et les personnes qu’on croise en chemin.

Ce qu’on en reçoit.

Ce qu’on leur donne.

Monter sa boîte ? Le rêve est souvent le même pour tous…

Ces dernières années, au fil du chemin, j’ai croisé beaucoup d’entrepreneurs. Lauréat, membre et ancien administrateur de Réseau Entreprendre, impliqué dans la promotion de l’entreprenariat auprès des facs et des écoles, j’ai rencontré énormément de chefs d’entreprises, de tous horizons, tous âges, tous domaines, tous profils.

J’ai vu briller dans leurs yeux la même flamme, ces mêmes rêves d’indépendance, de maîtrise de leur temps, ce même souhait de construire une équipe et d’en faire le projet de leur vie. La plupart ont connu la vie salariée et se sont jurés de davantage maîtriser leur destinée. C’est un dénominateur commun et c’est super positif.

… mais les nuits sans sommeil aussi

Mais très souvent aussi, j’ai vu leurs désillusions, leurs frustrations, l’aliénation que finit parfois par causer ce métier dans lequel on est responsable de tout, au centre de tout, le remède à tout pour son équipe, la source de tous les maux aussi parfois. On est pointé du doigt, particulièrement en France où le mythe de l’affreux patron exploiteur est encore bien présent. La fameuse solitude du chef d’entreprise.

J’ai vu chez beaucoup le poids de cette situation sur leur vie familiale, sur leur santé, sur leur équilibre personnel. Ça fait souvent des dégâts quand on ne prend pas assez de recul pour travailler sur ces sujets.

Ce n’est un secret pour personne : les taux de divorce, de dépression voire de suicide sont bien au-dessus de la moyenne chez les entrepreneurs. Ce n’est pas par hasard.

Et ça reste vrai que l’entreprise se porte mal, ou qu’elle se porte bien.

Evidemment quand l’entreprise va mal, on ne sait plus par quel bout la prendre et on a besoin de faire le point.

Mais j’ai aussi vu beaucoup d’entrepreneurs dont l’activité a le vent dans le dos et un rythme de développement qui les effraie : “comment vais-je gérer cette croissance ? Comment la financer, la maîtriser ? Et puis j’aimais bien le côté familial, petit comité, quand on était 2 ou 3. Comment je vais faire pour gérer maintenant 8, 15, 30 personnes ? Je n’aime pas manager, mais il va bien falloir. Est-ce que je saurai le faire ?” Autant de questions, et du mal à trouver les réponses.

J’ai vécu pas mal de ces étapes, et je continue de les vivre. Je me dis que ça peut servir à d’autres.

Et voilà comment j’en arrive là : prochaine étape du parcours atypique

Je ne vais pas t’apprendre à déménager à l’étranger.

Ce que je vais te montrer, par contre, c’est que tout ce que j’ai mis en place pour y parvenir peut te servir de bien des façons. Ces mutations dans la façon de travailler, dans l’organisation de l’équipe, dans la culture de l’entreprise… tout ça peut être utile à plein de choses.

A te poser régulièrement.

A prendre de vraies soirées.

Ou même de vrais week-end.

Peut-être même de vraies vacances.
A rétablir un équilibre personnel, dans lequel tu as le temps de réfléchir, de pratiquer un loisir, d’étudier un nouveau sujet.
A passer plus de temps avec tes enfants, ta famille, tes amis. Du vrai temps, où tu es vraiment avec eux.

A prendre du recul sur ton entreprise et sur ton rôle.

A cultiver ton équipe, pour que l’entreprise ce soit elle, pas toi. C’est un bonheur immense que de voir l’équipe se développer, se dépasser, malgré les frictions, la résistance au changement parfois. Et c’est indispensable, pour que tu ne sois plus en permanence au centre de tout.

A adosser ton entreprise à un système plus fort que quiconque, y compris toi.

A ne plus être chef, mais dirigeant. Parce que ce n’est pas la même chose.

A travailler non plus dans ton business, mais sur ton business.

A bosser autrement.

A être boss autrement.