Travailler en couple (et y survivre)

Voilà un sujet délicat qu’il m’est souvent demandé d’aborder, c’est pour aujourd’hui ! Le travail en couple est très fréquent dans l’entrepreneuriat et ceux qui me connaissent bien savent que c’est mon cas depuis le début de l’aventure en 2012.

Travailler en couple : un cheminement souvent logique

Parfois, travailler en couple est une évidence dès le départ. Ce fut le cas pour ma femme Minna et moi-même. Nous avons échafaudé ensemble notre projet de création d’une marque de petfood et d’un site e-commerce. Nous sommes tous les deux associés. Et nous y travaillons tous les deux au quotidien. Et en plus on travaille de la maison la plupart du temps. La totale 🙂

La création de notre entreprise est au départ un vrai projet de vie familiale. Ayant appris à 3 jours d’intervalle en octobre 2011 que j’allais être licencié de mon entreprise de l’époque et que nous allions être parents de jumeaux, il nous est très vite apparu de façon évidente que seul travailler en couple dans le cadre de la création d’une entreprise familiale allait nous permettre à court, moyen et long termes de concilier harmonieusement famille et boulot.

En tout cas, c’est la réponse que nous avons souhaité apporter à notre toute nouvelle configuration familiale à l’époque. Il est plus facile d’organiser la gestion d’enfants en bas âge quand on a une certaine maîtrise de son emploi du temps, qu’on peut choisir en large partie ses déplacements, dimensionner certains projets comme on le souhaite, sans avoir de comptes à rendre à un employeur. Je sortais à l’époque d’un job à l’international où il m’arrivait de voyager 28 jours par mois. Ma femme avait fait une rupture conventionnelle mais son job précédent était Responsable Marketing pour une marque nationale… si elle et moi étions repartis chercher le même type de job après la naissance des enfants, cela aurait signifié des journées de 12 h en nourrice, le casse-tête des déplacements, celui des congés à synchroniser, etc.

Travailler en couple et dans l’entrepreneuriat nous a permis de bâtir au fil du temps des postes sur mesure et à géométrie variable.

Pour beaucoup d’autres entrepreneurs, travailler en couple est une question qui se pose plus tard, en cours de route, une fois la société lancée. La direction d’entreprise est très accaparante et si l’on veut continuer à voir son mari ou sa femme, on est tenté de voir le travail en couple comme une solution.

Cela peut aussi démarrer d’un besoin d’une personne de confiance pour accomplir certaines tâches sensibles. Il est ainsi fréquent (pardon pour le cliché un peu machiste mais c’est souvent le cas en France) que monsieur fasse appel à madame pour la comptabilité et l’administratif. Sur ce type de poste il est rassurant de se dire que la confidentialité est respectée et que les probabilités de malveillance sont (en principe quasiment) nulles.

Bien sûr, on se pose 1001 questions : allons-nous nous supporter 10h par jour au boulot ? Nous restera-t-il une vie de famille, une vie de couple, des relations sociales ? Y aura-t-il un(e) chef ? Et qui ? Sans parler des questions qu’on n’aime pas se poser mais qui sont toujours là : et si on plante la boîte, comment allons-nous gérer le fait de nous planter à deux ? Moralement ? Financièrement ? Et si on divorce ? Ou si l’un de nous deux disparaît ? Bref, il y a là matière à pas mal de nuits blanches.

Travailler en couple, c’est passer « tout son temps ensemble »

En voilà un challenge 🙂 On dit souvent qu’on passe plus de temps éveillé avec ses collègues de travail au cours d’une vie d’adulte, qu’avec son mari ou sa femme. C’est arithmétiquement vrai. On doit d’ailleurs soigner attentivement sa relation à ses collègues car il est vrai qu’ils occupent une place prépondérante pendant 40 ans.

Et quand on a choisi de travailler en couple ? Eh bien en gros, selon le type de boîte qu’on a créé, il se peut qu’on ne se quitte plus ou presque. Ce n’est pas anodin, ça. Dans la vie moderne il semble que les couples sont plutôt conçus pour passer quelques heures par jour ensemble, et pas 24h/24 et 7j/7.

Travailler en couple, c’est vraiment se connaître

A cela s’ajoute le fait qu’on connaît bien la femme, l’homme, le mari, l’épouse, la maman, le papa, mais on ne connaît pas bien le ou la professionnel(le). Pour la petite histoire ma femme et moi avions déjà brièvement eu le même employeur pendant 9-10 mois. Mais on travaillait dans deux services très distincts sans aucun lien l’un avec l’autre, et on se voyait à peine dans la journée. Notre cohabitation professionnelle se limitait à du covoiturage. Rien à voir avec le fait d’entreprendre ensemble à partir de 2012.

« Mon mari, je le connais, il est dur en négo » : quand il s’agit de choisir un lieu de vacances, d’affronter les lubies des enfants ou de choisir l’activité du week-end, peut-être. Mais les relations professionnelles sont différentes des relations amicales, amoureuses ou familiales. Par conséquent face au banquier ou aux fournisseurs, on peut découvrir son conjoint sous un tout autre jour ; ça marche dans les deux sens, d’ailleurs. « Eh ben pour une fille qui met une heure pour choisir un sac à main, tu tranches super vite entre deux stratégies ! » 🙂 Il faut donc éviter de trop pré-supposer les caractéristiques professionnelles du conjoint, et se donner un peu de temps pour s’observer et se comprendre.

La plupart du temps je trouve ça assez amusant. On se retrouve à connaître plus de facettes de son conjoint que n’importe qui au monde. On a un degré de compréhension du conjoint inaccessible à la plupart des couples qui eux, ne travaillent pas ensemble. Bon, ça vaut aussi pour les aspects négatifs, évidemment. On peut aussi se retrouver à se dire « Je l’imaginais plus visionnaire, plus rigoureux dans le travail, plus bienveillant(e) dans son management. » Mais bon, on dit bien du mariage que c’est « pour le meilleur et pour le pire », non ? Travailler en couple, fort logiquement, c’est la même chose.

Travailler en couple, c’est communiquer plus directement

L’un des gros avantages de travailler en couple c’est qu’on perd beaucoup moins de temps à tourner autour du pot. On perçoit aussi beaucoup plus vite les signes non-verbaux, puisqu’on se connaît mieux que quiconque dans l’entreprise. On peut se dire les choses beaucoup plus vite, et beaucoup plus directement qu’on ne le ferait avec n’importe quel salarié. Y compris quand les débats sont houleux. On imagine mal le conjoint nous poursuivre pour harcèlement moral ou aller chercher le délégué du personnel. Alors on croit pouvoir se permettre d’être plus cash.

Cette médaille a un sérieux revers, disons-le tout de suite : on peut avoir tendance à enlever un peu trop les filtres et à s’adresser à son mari ou sa femme d’une manière qu’on n’emploierait avec personne d’autre. On peut être super vache avec lui ou elle, sans bien s’en rendre compte sur le moment, y compris devant le reste des salariés. J’avoue piteusement qu’il m’arrive de faire part de ma frustration ou de ma colère auprès de ma femme d’une manière que je n’adopterais jamais avec des salariés, même pas avec les salariés « historiques » qui ont connu la boîte à toutes ses étapes et avec lesquels j’ai traversé les pires déserts. Elle pourrait sans doute en avouer autant. Il est nécessaire de pouvoir exprimer sa frustration, sa déception voire sa colère. Il faut simplement faire attention à ce que le conjoint n’en devienne pas le réceptacle privilégié, voire exclusif.

« Pourquoi tu es toujours plus dur(e) avec moi qu’avec les autres ? » serait alors vite un sentiment inévitable. D’autant qu’il y a un autre facteur en jeu.

Travailler en couple change le regard des autres

On se fixe une ligne de conduite, bien sûr : on évitera les passe-droits, on ne fera pas de favoritisme au moment de prendre des décisions, on sera droit dans ses bottes, promis !

Mais on ne peut pas empêcher à 100% les préjugés dans un coin de la tête de certains salariés. On aura beau faire de son mieux, il peut toujours s’en trouver un(e) pour se dire que « c’est la femme du patron » et tout ce qui s’ensuit : elle peut tout se permettre, on sera moins exigeant avec elle, il va forcément lui donner raison, je dois me mettre bien avec si je ne veux pas d’ennuis, etc.

On peut trouver cela ridicule puisqu’on s’est fixé la fameuse ligne de conduite et qu’on a le sentiment de bien faire la part des choses. Mais il ne faut surtout pas se voiler la face sur le fait que ce type de raisonnement peut toujours apparaître dans le reste de l’équipe. A leur décharge, ils n’ont pas forcément toujours travaillé dans une boîte ou les lignes de conduite existent.

J’ai ainsi déjà vu des chefs d’entreprise donner systématiquement raison à n’importe quelle décision absurde de leur conjoint(e)… ou à celles de leurs frères, soeurs, enfants, gendre, etc.

Ou tout simplement confier au conjoint une responsabilité pour laquelle il n’est pas compétent. « Toi qui aimes faire du scrap-booking, tu t’occuperas du design, tu es un peu artiste ! »… ça ne marche pas toujours et quand il faut persuader ensuite son commercial d’aller vendre des produits affreux au motif que c’est la soeur de monsieur ou le mari de madame qui a signé le design, bon courage.

Pas étonnant dans ces conditions que certains salariés soient vaccinés définitivement contre les entreprises familiales. C’est donc un point à garder en tête constamment.

Et c’est parce qu’on a conscience de ce risque de « favoritisme », qu’on peut se retrouver parfois à surjouer l’intransigeance et à se montrer plus dur avec son conjoint qu’avec quiconque. Attention, zone de turbulences probable. Les erreurs de management de son conjoint ont tendance à se payer double. On trimballe la vexation et le sentiment d’injustice jusque dans sa maison le soir en rentrant. Et il est très facile d’y refaire le match puisque les joueurs sont à disposition h24.

Car travailler en couple et laisser « à la porte » les soucis du bureau est une pure utopie. On ramène tout à la maison, puissance deux. Il faut un vrai effort conscient de la part de chacun pour qu’il en soit autrement.

On ramène la maison au bureau aussi, puissance deux. Se prendre la tête avec son mari ou sa femme sur un sujet personnel pendant tout le trajet qui mène au bureau, et pousser la porte en arrivant avec un grand sourire pour tout le monde et la disponibilité mentale nécessaire pour passer une journée positive… ce n’est pas donné à tout le monde ! Tu vas me dire que c’est vrai pour quiconque se dispute avec son conjoint par téléphone juste avant de démarrer la journée… sauf que quand on travaille ensemble on a « l’autre » sous le nez dans la minute qui suit, pour toute la journée parfois, et on doit collaborer avec une équipe à peine arrivé.

Difficile d’aller bouder chacun dans son coin. Il faut une bonne capacité à faire très vite la part des choses, avec une forte conscience de soi et des sentiments qu’on éprouve. Très clairement, je déconseille à quiconque ayant un très gros manque d’intelligence émotionnelle de se lancer dans l’aventure.

Avoir chacun son pré carré

C’est un conseil qui revient souvent et qui est judicieux pour travailler en couple. Cela évite de se marcher sur les pieds et on minimise ainsi les sources de conflits et le besoin de hiérarchie.

Finalement, c’est aussi une saine habitude par rapport aux autres collaborateurs : respecter leurs analyses et leurs compétences spécifiques. Adopter la règle « c’est son boulot, je ne m’en mêle pas » facilite le travail en couple mais aussi d’une manière générale, le management de l’équipe. C’est un excellent rempart contre le micromanagement (Retrouve à ce propos ici les articles sur le sujet, Les Ravages du micromanagement : reconnaître le Mal et Le manque de confiance, pilier du micromanagement.)

Travailler en couple, un remède à la solitude du chef d’entreprise ?

On pourrait logiquement s’attendre à ce que la réponse soit oui puisqu’on peut discuter avec son conjoint qui dispose de la plupart des mêmes paramètres et éléments d’information sur le sujet.

Il est vrai que travailler en couple permet d’avoir plus facilement accès à un avis différent, éclairé et bienveillant sur un sujet. Quand on n’est pas certain de bien appréhender un problème il est très utile de pouvoir confronter son analyse rapidement à celle de quelqu’un d’autre. Le conjoint est alors la première personne accessible pour le faire. Personnellement cela m’a souvent aidé à relativiser certains problèmes, ou au contraire à me rendre compte qu’un problème n’était pas perçu de manière assez sérieuse par l’équipe et qu’il fallait que je sois beaucoup plus insistant auprès d’eux sur le sujet.

Il n’en reste pas moins que le conjoint a souvent une bienveillance qui peut confiner à l’indulgence, ce qui est bien normal. Le conjoint est juge et partie :

– « Franchement je ne vois pas comment j’aurais pu faire plus sur ce sujet.

– Non, c’est sûr, tu as tout tenté. »

Dans la réponse « c’est sûr, tu as tout tenté » peuvent se cacher beaucoup de choses propres à la relation avec son conjoint, sans d’ailleurs que le mari ou la femme indulgent(e) s’en rende bien compte : je ne veux pas lui faire de peine en lui disant qu’il pouvait faire plus, elle y a déjà passé des soirées entières et ça commence à faire beaucoup pour les enfants, il a beaucoup cravaché mais n’a pas mené les bonnes actions à mon avis mais je ne veux pas le vexer, elle a mal cerné le sujet dès le départ mais elle va se mettre en pétard si je lui donne mon avis, etc.

Seul un vrai regard extérieur à la société permettra d’obtenir un feedback neutre. Ce n’est donc pas parce qu’on travaille en couple qu’on ne doit pas, en tant que chef d’entreprise, continuer de rechercher la discussion avec d’autres entrepreneurs pour constamment bénéficier d’avis extérieurs et d’inspiration, sans complaisance.

S’astreindre à des coupures

Il est essentiel de « couper » régulièrement vis-à-vis des sujets professionnels. Quand on entreprend sans son conjoint, déjà, c’est très dur de couper parce qu’on a son entreprise en tête de manière permanente. C’est pourtant indispensable à l’équilibre personnel.

C’est d’autant plus dur et donc d’autant plus nécessaire lorsqu’il s’agit de travailler en couple. Si l’on n’y prête pas une attention particulière, il y en a toujours un des deux pour remettre un sujet professionnel sur la table. « Tiens, au fait… » et l’on embraye sans crier gare sur une problématique professionnelle commune tout en préparant le repas. Quand tu fais déjà des efforts démesurés pour déconnecter et penser à autre chose, ce genre de piqûre de rappel est malvenu. Pour peu que l’on soit un couple de passionnés, les jeunes enfants ont facilement l’impression qu’on se dispute quand on se met à argumenter et contre-argumenter avec sa femme ou son mari ! Ils perçoivent une forme de tension qu’ils n’arrivent pas à bien analyser mais qui à force, peut beaucoup les inquiéter. Même le chien est inquiet parfois 🙂

On n’est pas tous égaux dans le retour au calme, non plus. Madame, une fois que les pâtes sont prêtes à servir, peut peut-être se contenter d’un « allez, on passe à table, parlons d’autre chose »… alors que Monsieur estime ne pas avoir terminé la conversation et rumine encore l’échange précédent. De quoi avoir l’air absent et contrarié pendant tout le repas et passer à côté des moments en famille.

Et selon les sujets, c’est Monsieur ou Madame qui a plus ou moins de self-control. Exemple personnel, les premières années il arrivait à ma femme de me dire un samedi matin à 11 heures « tiens, j’ai vu passer un mail à notre service client, Monsieur Untel a rencontré un problème sur sa dernière livraison, il n’est pas content ». Pour elle, qui à une époque gérait une grande partie du service client, il s’agissait d’un incident parmi d’autres aléas du transport. Un sujet à traiter, mais pas de quoi se pourrir le week-end. Elle pouvait donc passer ensuite très facilement à autre chose et ne plus y penser jusqu’au lundi. Alors que moi, l’approximation du transporteur ruinant l’expérience utilisateur de mon client me rendait malade tout le week-end. Je pouvais passer deux jours à ruminer et pester contre le transporteur ou le logisticien, et visualiser cinquante fois le coup de fil ou le mail que je ferais partir le lundi à la première heure… alors que mon client, lui, avait pris 3 minutes pour nous faire part de son mécontentement mais était très certainement passé à autre chose immédiatement après !

Ne pouvant de toute façon pas agir sur le problème pendant le week-end, mieux vaut ne pas l’aborder avant le lundi.

Vis-à-vis de collègues « classiques », c’est tout simple : il suffit pour cela de couper son portable et de ne pas consulter ses mails. Mais par rapport au conjoint, mieux vaut émettre des règles claires et nettes. Personnellement je ne veux plus rien entendre à partir du vendredi soir. Je l’ai demandé explicitement, ma demande est respectée, et tout va bien ainsi. Cela va dans les deux sens, bien sûr : j’évite de polluer le week-end avec la première contrariété professionnelle qui me vient à l’esprit. Je ne consulte même plus les ventes de notre site marchand le week-end. Je n’ai de toute façon aucun moyen d’action sur ces ventes ! C’est l’affaire de mes collaborateurs, et ce sera pour lundi.

Le minimum nécessaire : que chacun y trouve son compte

Il est primordial que chacun prenne du plaisir dans cet entrepreneuriat en couple. C’est un mode de vie trop envahissant pour être supportable quand l’un ou l’autre n’y trouve pas son compte.

Il est donc préférable que le sujet passionne les deux, ou à tout le moins, soit en phase avec les valeurs et les intérêts de chacun. C’est vrai entre n’importe quel dirigeant et ses salariés… mais ça l’est encore plus quand on a choisi de travailler en couple. L’entrepreneuriat à deux est un vrai mode de vie H24, 365 jours par an. A titre personnel je ne pourrais pas imaginer une seconde que ma femme trouve à redire au quotidien sur la vision de l’entreprise, la manière de traiter les gens, le choix des produits, etc. Ce ne serait tout simplement pas tenable. Il peut déjà y avoir assez de sujets de divergence au sein d’un couple sans aller y ajouter les sujets professionnels.

Il est aussi essentiel que chacun puisse profiter de ce que l’entrepreneuriat permet, notamment la part de liberté qui va avec en matière d’organisation. Il est peu envisageable que monsieur aie le luxe de « couper » quand il le souhaite alors que madame devrait rester sur le pont 10 heures par jour, ou vice-versa.

Vis-à-vis des enfants, par exemple, l’entrepreneuriat nous a permis une certaine souplesse d’organisation. Cette liberté de finir plus tôt, de télé-travailler davantage, de prendre un après-midi au milieu d’une semaine, chacun doit pouvoir en profiter. Il n’est pas interdit non plus de profiter d’un déplacement dans un endroit agréable ou de s’octroyer une période plus light de temps en temps en termes de charge de travail.

L’entrepreneuriat pose son lot de contraintes mais permet aussi quelques avantages : il est très important que chacun en profite. Si l’on a devant soi que les inconvénients en permanence, ou que l’un des deux a tous les avantages et l’autre toutes les contraintes, ce choix de vie deviendra très vite un sujet de tension.

Conserver des activités personnelles

C’est un conseil qui est donné à tous les couples qui ne travaillent pas ensemble… mais c’est d’autant plus indispensable pour ceux qui ont choisi de travailler en couple ! Quand on est déjà ensemble toute la journée, toute la semaine, toute l’année, il devient absolument indispensable de conserver et cultiver des activités personnelles qui deviennent le seul moyen de « décrocher » mentalement, de travailler sur soi, de se plonger dans ses pensées, de ne penser à rien ou à autre chose, de fréquenter d’autres personnes, etc. Chez nous, c’est notamment la pratique d’une activité physique qui nous sert de coupure.

Travailler en couple, aspect juridiques

Mes articles n’ont pas vocation à donner une quelconque base juridique fiable à quoi que ce soit. Les aspects et conséquences juridiques du travail en couple sont multiples. On trouve sur le web des dossiers assez complets à ce sujet, par exemple ici.

 

 

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